Depuis 1998, le Prix littéraire France-Québec souligne l’excellence du roman contemporain québécois en récompensant chaque année l’un de ses auteurs. Voué à la promotion et à la diffusion en France de la meilleure littérature québécoise, ce prix poursuit dans le domaine culturel la mission que s’est donnée il y a plus de 40 ans la Fédération France-Québec / francophonie (FFQ-F) : faire découvrir et aimer les spécificités de cette nation francophone d’Amérique.

Grâce aux efforts conjoints et aux contributions augmentées de la Délégation générale du Québec à Paris, de la Délégation générale à la langue française et aux langues de France (DGLFLF), du ministère des Relations internationales du Québec, du ministère de la Culture et des Communications du Québec et de la Fédération France-Québec / francophonie, la dotation du prix s’élève à 5000 euros.

Une tournée littéraire organisée avec l’appui de l’Association internationale des études québécoises (AIEQ) permet d’en prolonger l’esprit. Elle favorise les rencontres entre les auteurs et auteures québécois, les adhérents de la FFQ-F et les lecteurs français, dont notamment de nombreux lycéens et étudiants. Le réseau de la FFQ-F se mobilise afin de promouvoir le travail du lauréat et de lui permettre de vivre une expérience unique d’échanges avec les lecteurs. Une chance unique de reconnaissance de son œuvre sur tout le territoire français !

Lauréat 2016

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Paris, le 20 octobre 2016 –
Le Prix littéraire France-Québec 2016 est attribué à Anaïs Barbeau-Lavalette pour son roman La femme qui fuit, publié en 2015 au Québec chez Marchand de feuilles. Ce prix, doté d’une bourse de 5 000 €, sera remis en mars 2017 par la Déléguée générale du Québec en France et la Fédération France-Québec / francophonie, au stand Québec Édition à l’ouverture du Salon Livre Paris. La lauréate effectuera au printemps une tournée organisée par le réseau France-Québec à travers la France.

« La femme qui fuit raconte une partie de mes racines. Je suis de mère québécoise et de père français. Le Prix France-Québec me touche profondément : grâce à celle qui a fuit ici, mes mots voyageront de l’autre côté de l’océan, là où l’autre moitié de mes racines se déploient. Merci. C’est comme si j’étais enfin réunie », a déclaré Anaïs Barbeau-Lavalette.

Depuis sa parution, La femme qui fuit a su séduire de nombreux publics. Au printemps dernier, le roman a remporté le Prix des libraires du Québec 2016. Il est également en nomination pour les Prix littéraires du Gouverneur général du Canada.

« Chronique de l’existence chaotique et des choix radicaux de Suzanne Barbeau, grand-mère de la narratrice, qui reflète les soubresauts de l’histoire du Québec. Adressé à cette grand-mère absente et oublieuse, à la vie passionnante et passionnée/engagée, La femme qui fuit est un texte cru et efficace. Le projet de ressusciter cette aïeule qu’elle n’a pas connue aurait pu tourner court, mais la manière dont Anaïs Barbeau-Lavalette saisit la vérité de cette femme de caractère, libre et affranchie de toute convention, est réussie et percutante. Une construction originale, sous forme de journal, achève de faire de ce livre une lecture séduisante », commente Héloïse d’Ormesson, membre du jury du Prix littéraire France-Québec.

 

Finalistes 2016

Paris, le mercredi 16 mars 2016 – La Fédération France-Québec / francophonie (FFQ-F) a dévoilé les trois finalistes du Prix littéraire France-Québec 2016 lors de la cérémonie d’ouverture du Salon Livre Paris. Il s’agit d’Anaïs Barbeau-Lavalette pour son roman La femme qui fuit (Marchand de feuilles), Fanny Britt pour Les Maisons (Le Cheval d’août) et de Tristan Malavoy  pour Le nid de pierres (Boréal).

A cette occasion, le Prix 2015 a également été remis à Biz pour son roman Mort-Terrain (Leméac).

finalistes2016

Les trois romans en lice pour 2016 ont été choisis par le jury à partir d’une présélection de sept ouvrages. Ils seront lus dès ce printemps et durant tout l’été par les lecteurs français, lesquels voteront pour le ou la grande lauréate au mois d’octobre 2016. En 2015, plus de 650 personnes ont voté dans 42 associations.

Anaïs Barbeau-Lavalette pour son roman La femme qui fuit (Marchand de feuilles)

Anaïs Barbeau-Lavalette n’a pas connu la mère de sa mère. De sa vie, elle ne savait que très peu de choses. Cette femme s’appelait Suzanne. En 1948, elle est aux côtés de Borduas, Gauvreau et Riopelle quand ils signent le Refus Global. Avec Barbeau, elle fonde une famille. Mais très tôt, elle abandonne ses deux enfants. Pour toujours. Afin de remonter le cours de la vie de cette femme à la fois révoltée et révoltante, l’auteur a engagé une détective privée. Les petites et grandes découvertes n’allaient pas tarder.

La femme qui fuit, c’est l’aventure d’une femme explosive, une femme volcan, une femme funambule, restée en marge de l’histoire, qui traverse librement le siècle et ses tempêtes. Pour l’auteur, c’est aussi une adresse, directe et sans fard, à celle qui blessa sa mère à jamais.

Fanny Britt pour Les Maisons (Le Cheval d’août)

Tessa, chanteuse classique convertie en courtière immobilière, vend des maisons et ne va pas bien. Elle élève trois fils qu’elle adore avec un homme qui la chérit. Dans trois jours, elle a rendez-vous avec Francis, un ancien amour qui n’a jamais guéri. Entre-temps, il y aura des visites de propriétés, des cabines d’essayage, des cours de natation, des ponts en bâtons de popsicle à livrer à l’expo-sciences de l’école, des étreintes dans la nuit, des deuils, des rappels de l’enfance, des fantômes, et la peur de vieillir dans l’amertume. Cesse-t-on un jour de désirer ce qu’on a désiré à vingt ans ?

L’ample fresque de ce roman fouille les drames privés dans une époque d’insatisfaction et de conformisme. Derrière les portes closes sur des intérieurs encombrés par la solitude, on trouvera aussi l’amour des enfants et de l’architecture du quotidien. Tout ça se passe à Montréal.

Tristan Malavoy pour Le nid de pierres (Boréal)

Laure et Thomas se sont retrouvés, reconnus. Après les embrasements et les désillusions de la vingtaine, ils décident de quitter la ville et achètent une maison dans le village qui les a vus grandir. Ce retour aux sources marque le début d’une vie nouvelle, faite de promesses. Le temps n’est-il pas venu de songer à mettre un enfant au monde, qu’ils sauront protéger du mal, de toutes ces forces qui nous guettent au-delà de la mort ?
Mais les morts, les disparus, ne les oublions-nous pas trop vite ? N’oublions-nous pas qu’un gouffre peut s’ouvrir au détour du sentier le plus familier ?

À télécharger : 
Le communiqué en pdf
L’image des livres finalistes

Présélection du Prix littéraire 2016

La présélection pour le Prix littéraire France-Québec 2016 est maintenant terminée.

Le communiqué en pdf
L’image des livres présélectionnés

Règlement du Prix littéraire 2016

Critères et processus de sélection

Seuls sont retenus les romans (historique, noir, policier, fantastique, autobiographique, science-fiction, etc.) et les nouvelles. Ceux-ci doivent avoir été publiés au Québec par un éditeur québécois l’année civile précédente. Les ouvrages auront été écrits directement en langue française.

La présélection

Sous la direction de la vice-présidente Culture de l’ AFQ et en collaboration avec différents partenaires français et québécois (librairies, éditeurs, critiques littéraires, anciens lauréats), une présélection de sept ouvrages est déterminée entre les mois de juin et décembre.

La sélection

Les comités de lecture et les membres du jury reçoivent les sept romans présélectionnés. Ils leur sont adressés directement par les éditeurs, à la demande de la personne  responsable du dossier à l’FFQ-F. Dans la première quinzaine de mars, un représentant de chaque comité de lecture, les membres du jury, la vice-présidente Culture de l’FFQ-F et la personne  responsable du dossier à l’ FFQ-F se réunissent pour débattre, voter et sélectionner les trois finalistes.

Le jury est formé par :

  • Héloïse d’Ormesson, éditrice aux Éditions Héloïse d’Ormesson
  • Philippe Routier, écrivain
  • Jean-Marc Pitte, journaliste à France 3
  • Myriam Suchet, directrice du Centre d’études québécoises de l’Université Sorbonne Nouvelle – Paris 3
  • Corinne Tartare, vice-présidente Culture à l’Association France-Québec
  • Thomalie Grondin-Tremblay, coordonnatrice culture et enjeux de société à l’Association France-Québec

Les comités de lecture, issus des associations régionales du réseau, sont présidés par :

  • Martine Garbo (Lorraine)
  • Marie-Ange Garrandeau (Île-de-France)
  • Liliane Koulmann (Franche-Comté)
  • Marie-Christine Vuillemard (Belfort)
  • Claudie Goupil (Laval)
  • Liliane Bureau (Périgord-Québec)

Le vote

Les trois finalistes sont connus dès le mois de mars. Ensuite, de mars à septembre, les lecteurs du réseau régional de la FFQ-F, adhérents ou non-adhérents,  communiquent avec l’association France-Québec de leur région (http://francequebec.fr/les-associations-regionales/) afin de participer à la lecture des trois romans finalistes. À la fin du mois d’octobre, ils désignent par vote le lauréat. Les lecteurs doivent obligatoirement avoir lu les trois romans pour avoir droit au vote. Chaque association régionale procède ensuite au scrutin et envoie les résultats au siège national de la FFQ-F. Le dépouillement s’effectue à huis clos à la FFQ-F, sous la supervision de la vice-présidente Culture.

Vous pouvez télécharger le règlement du Prix littéraire France-Québec.

Lauréat 2015

Biz, Mort-Terrain (Leméac)

140221_ty2p0_mort_terrain_de_biz_sn635Mort-Terrain, Biz, Leméac

Le Prix littéraire France-Québec 2015 est attribué au Québécois Biz (Sébastien Fréchette du groupe Loco Locass) pour son roman Mort-terrain, publié en 2014 au Québec chez Leméac éditeur. Ce Prix, doté d’une bourse de 5 000 €, sera remis le 16 mars 2016 par le Délégué général du Québec en France, et l’Association France-Québec, au stand Québec Édition à l’ouverture du Salon du livre de Paris. Le lauréat effectuera une tournée organisée par le réseau France-Québec à travers la France du 15 au 30 mars 2016.

« Pour paraphraser Amélie [Nothomb], c’est avec stupeur et tremblements que j’ai appris le sacre de mon roman Mort-Terrain au prix France-Québec. Quel honneur! Je salue l’ouverture d’esprit des lecteurs français de s’être intéressés à une histoire si québécoise. Comme quoi la seule façon de prétendre à l’universel, c’est d’être profondément personnel. Il me tarde de rencontrer les lecteurs (mes lecteurs!) en mars prochain. », a déclaré Biz.

Depuis sa parution, Mort-terrain a connu une belle carrière. Biz est finaliste au Prix Jacques-Brossard de la science-fiction et du fantastique 2015 et il prépare une adaptation cinématographique du roman.

« De livre en livre, Biz nous surprend, nous emmène dans des univers différents. De livre en livre, le rappeur de 40 ans déploie son imaginaire, accroît son terrain de jeu. Et fonce dans le tas. […] On retrouve dans ce troisième livre beaucoup de noirceur, de mal-être, comme dans les deux précédents ouvrages de l’auteur. Mais en plus exacerbés. Toujours cette recherche de qui on est, comme individu. Mais plus précisément ici, collectivement. » (Danielle Laurin – Le Devoir)

Finalistes 2015

L’Association France-Québec (AFQ) a dévoilé les trois finalistes du Prix littéraire France-Québec 2015 lors de la cérémonie d’ouverture du Salon du livre de Paris. Il s’agit de Biz pour son roman Mort-Terrain (Leméac), de Roxanne Bouchard pour Nous étions le sel de la mer (VLB) et de Julie Hétu pour MOT (Triptyque).

À cette occasion, le Prix 2014 a également été remis à Catherine Leroux pour son roman Le mur mitoyen (Alto). Le roman de Catherine Leroux est maintenant distribué en France sous le nom Le Guide des âmes perdues aux Éditions Denoël.

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Les trois romans en lice pour 2015 ont été choisis par le jury à partir d’une présélection de sept ouvrages. Ils seront lus dès ce printemps et durant tout l’été par les lecteurs français, lesquels voteront pour le ou la grande lauréate le 22 octobre 2015.

Biz pour son roman Mort-Terrain  (Leméac)

Un médecin s’établit dans une petite ville du nord du Québec en même temps qu’une grande compagnie qui s’intéresse au minerai du sous-sol de cette région. Or, l’avidité de l’entreprise qui cannibalise la terre a des répercussions humaines plus horribles qu’il n’y parait. À travers une galerie de portraits savoureux, sans jamais juger, en tentant de comprendre et d’exprimer tous les points de vue, Biz raconte une histoire fantastique et pourtant éminemment réaliste, un thriller d’horreur qui se lit au grand galop.

Roxanne Bouchard pour Nous étions le sel de la mer  (VLB)

À l’aube d’un matin de pêche, Vital Bujold trouve le corps d’une femme dans ses filets. Cette femme, il y a 30 ans, avait bouleversé la vie de ce village et conquis, par sa beauté et son indépendance, le cœur de beaucoup d’hommes. Tout en alimentant la rancœur de certains autres. Était-ce un accident, une faute de navigation ou même, un meurtre? Quelle que soit l’explication, la découverte du corps de Marie Garant crée une vague et fait en sorte que la marée des souvenirs refait surface dans la mémoire des habitants. Mais il est de notoriété publique que « … la vérité se fait rare, surtout sur les quais de pêche. »

Julie Hétu pour MOT  (Triptyque)

Mot, d’une tendre violence, nous fait penser aux anciennes tragédies grecques, à l’Or du Rhin de Wagner ou encore à Cervantès. Cybèle et ses enfants Elmhira et Mot nous entraînent à tour de rôle dans un tourbillon d’une vie où plane la mort, annoncée par trois grains d’or dont Cybèle a hérité. En Espagne, où Cybèle a trouvé refuge en fuyant la guerre du Liban, Elmirha rêve de devenir matador.

Les lauréats depuis 1998

Prix 2016 – Anaïs Barbeau-Lavalette pour La femme qui fuit paru aux éditions Marchand de feuilles en 2015.

Prix 2015 – Biz pour Mort-Terrain paru aux éditions Leméac en 2014.

Prix 2014 – Catherine Leroux pour Le mur mitoyen paru aux éditions Alto en 2013.

Prix 2013 – Marie-Hélène Poitras pour Griffintown paru aux éditions Alto en 2012.

Prix 2012 – Jocelyne Saucier pour Il pleuvait des oiseaux paru aux éditions XYZ en 2011.

Prix 2011 – Lucie Lachapelle pour Rivière Mékiskan paru aux éditions XYZ en 2010.

Prix 2010 – Michelle Plomer pour HKPQ paru aux éditions Marchand de feuilles en 2009.

Prix 2009 – Marie-Christine Bernard pour Mademoiselle Personne paru aux éditions Hurtubise en 2008.

Prix 2008 – Christine Eddie pour Les Carnets de Douglas paru aux éditions Alto en 2007.

Prix 2007 – Myriam Beaudoin pour Hadassa paru chez Leméac 2006.

Prix 2006 – Sergio Kokis pour La Gare paru aux éditions XYZ en 2005.

Prix 2005 – Jean BARBE pour Comment devenir un monstre paru chez Leméac en 2004.

Prix 2004 – Jean Lemieux pour On finit toujours par payer paru aux éditions de la Courte échelle en 2003.

Prix 2003 – Esther Croft pour De belles paroles paru aux éditions XYZ en 2002.

Prix 2002 – Guillaume Vigneault pour Chercher le vent paru aux éditions Boréal en 2001.

Prix 2001 – Micheline Lafrance pour Le don d’Auguste paru aux éditions XYZ en 2000.

Prix 2000 – Christiane Duchesne pour L’Homme des silences paru aux éditions Boréal en 1999.

Prix 1999 – Abla Farhoud pour Le bonheur à la queue glissante paru aux éditions Boréal 1998.

Prix 1998 – Bruno Hébert pour C’est pas moi je le jure paru aux éditions Boréal en 1997.

Contacts

Corinne Tartare

Vice-présidente Commission Culture France-Québec
+33 6 62 54 17 37
kotartare@orange.fr