Conférence de presse avec Emmanuel Macron et Philippe Couillard

À la veille du G7 sur la côte de Charlevoix, le président Emmanuel Macron a fait halte à Montréal, jeudi 7 juin. Après un bain de foule dans le Vieux-Montréal et un déjeuner avec le Premier ministre québécois Philippe Couillard au musée Pointe-à-Caillière, le président français et son hôte ont tenu une conférence de presse dans le pavillon de la nouvelle jetée Alexandra.

Philippe Couillard a rendu « hommage au leadership fort » du président français et fustigé « les annonces malvenues du président américain ». Le Premier ministre québécois  a insisté sur le « plan qualitatif » du marché du carbone, sur l‘intelligence artificielle, la mobilité des jeunes et la francophonie. S’il « y aura des discussions » à propos de la gouvernance, « la France, le Québec et le Canada parleront d’une même voix » quant aux valeurs de la Francophonie.

 

Emmanuel Macron et le député des Français d’Amérique du nord, Roland Lescure

 

Emmanuel Macron est revenu sur le mot « stratégique » utilisé en mars pour qualifier la relation franco-québécoise. Cette fois, il ajoute «  stratégique et affective, en même temps ». Il se félicite de « l’excellence de la relation et de son potentiel… Les distances ont été abolies par l’histoire, la langue et l’amitié ». Le président français a rappelé cinq « priorités » : la jeunesse, les grands enjeux mondiaux, l’intelligence artificielle, l’économie et la francophonie. Avec « la volonté commune d’améliorer la gouvernance et de clarifier les missions ». Pour Emmanuel Macron, « l’épicentre de la francophonie est en Afrique et la France soutiendra une candidature africaine si elle fait consensus ».

Le chef de l’État s’est ensuite adressé à plusieurs centaines d’invités de la communauté française de Montréal, « la plus importante hors de l’Europe ».

            

Discours d’Emmanuel Macron devant la communauté française

  

Plus d’informations dans le prochain France-Québec mag, en juillet.                                             

                                                                                                                                                 

Photos et texte par Georges Poirier